Meilleure crêpière de Bretagne 2017

Catherine Beuzit. | Ouest-France.

La septième édition du concours de meilleur crêpier de Bretagne a couronné Catherine Beuzit mardi 7 mars.

Elle s’appelle Catherine Beuzit et peut désormais se vanter d’être la meilleure crêpière de Bretagne, autrement dit de la planète. Gérante de la crêperie Mad'moiselle Breizh à Plougasnou dans le Finistère, la reine du bilig a décroché le titre honorifique décerné au centre de formation des apprentis d’Aucaleuc près de Dinan dans les Côtes d’Armor.

Sorte de Master Chef à la sauce bretonne, le concours de meilleur crêpier de Bretagne a vu le jour il y a six ans à l’initiative de Gilles Stéphant, qui gère une crêperie à Plomeur dans le Morbihan. « L’idée est de mettre en avant cette profession qui est parfois dénigrée et de montrer que c’est un vrai métier de restauration », souligne Gilles Stéphant, qui préside la fédération de la crêperie de Bretagne.

Respect du timing et tenue correcte exigée

Pour la 7e édition, 23 candidats professionnels venus de toute la Bretagne avaient fait le déplacement afin de prouver leur talent en cuisine. En 1h30 top chrono, chaque candidat avait pour mission de réaliser six crêpes de blé noir ou de froment avec les aliments d’un panier préalablement choisi par le jury (coquille Saint-Jacques, chou-fleur, poire, tomate cerise…).

« On est sur des produits assez classique car le but est que ces recettes puissent être servies en crêperie », explique l’un des membres du jury en cuisine, le carnet de notes à la main. « On note la propreté, l’hygiène, la technicité de réalisation et le respect du timing », précise-t-il.

Un concours qui fait gagner des clients au vainqueur

Première à s’élancer, Nathalie Ganne, à la tête d’une crêperie à Jugon-les-Lacs (Côtes d’Armor), est un peu stressé derrière ses fourneaux. « J’étais aide-soignante avant et je découvre un peu le milieu. C’est un peu déstabilisant d’avoir plein de monde autour de soi », souligne la crêpière, qui s’est inscrite au concours « pour le challenge personnel ». A quelques biligs de là, Gilles Bouëxière de la crêperie La Bigoudène à Dinan finit le concours éreinté. « J’ai mal géré la température de la plaque et du coup je me suis fait avoir par le temps », lâche-t-il avec le sourire.

Dans la salle voisine, le jury voit les assiettes des candidats défiler sur la table. C’est parti pour la dégustation. « Ils notent le dressage, l’aspect visuel de la crêpe, son originalité et bien sûr son goût », indique Alban Colin, membre du jury et lauréat du concours l’an dernier. Une récompense qui lui a d’ailleurs permis de booster la fréquentation dans sa crêperie d’Audierne dans le Finistère. Catherine Beuzit, la nouvelle reine de la crêpe, s’en frotte déjà les mains.


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Catherine Beuzit

Gérante de deux crêperies, est tombée dans la pâte à crêpe quand elle est petite : « J’ai appris avec ma grand-mère, à sa ferme à Plougasnou, raconte la quadra. On les faisait assises sur un tabouret à ras du sol, dans le hangar. C’était autre chose ! »

Depuis, la fille qui a passé « toutes les vacances scolaires » chez ses grands-parents agriculteurs qui « mangeaient ce qu’ils cultivaient, de bons produits », est devenue une femme. Elle a décroché la médaille d’or de Meilleure crêpière de Bretagne, mercredi.

Ils étaient 23 concurrents, dont 4 femmes. « La médaille, c’est la reconnaissance d’un savoir-faire, un besoin de challenge aussi. Ça met la commune en avant, j’en suis ravie !, explique-t-elle, les yeux pétillants. Crêpier est un métier à part entière. »

Ses plaisirs sont restés les mêmes : « sentir l’odeur des crêpes, partager. Mes deux enfants (Moana, 13 ans et Noah, 7 ans) savent faire depuis qu’ils peuvent mettre leurs coudes à hauteur du billig debout ! »

Une histoire de famille

C’est à la crêperie Les Korrigans, tenus par son oncle et sa tante, que son tour de main se professionnalise. Étudiante, elle y fait de saisons. Les Korrigans, devenus Mad’moiselle Breizh en 2016 !

Pour la challengeuse, sa réussite n’aurait pas été possible seule : « J’ai eu de la chance de trouver Mireille, une nourrice qui travaille en horaires décalés et mes parents m’ont aussi aidé. Mon mari me soutient, mais la semaine il n’est pas là pour des raisons professionnelles. Je peux compter sur mon équipe aussi. » Comme Laurent Pinson, qui travaille avec elle : « On est complémentaire et passionné. »

Les crêpes médaillées font désormais partie de la carte.

Saint-Jacques, poire et vanille

Dans cette liste d’une trentaine de produits, figuraient en bonne place les noix de Saint-Jacques. C’est cet ingrédient qu’a mis en valeur Catherine Beuzit, qui tient la crêperie Mad’moiselle Breizh à Plougasnou (Finistère). « Je vais décliner les Saint-Jacques en plusieurs recettes avec un assaisonnement poire et vanille, pour avoir un peu de douceur, expliquait-elle avant d’entrer en compétition. La crêpe sera accompagnée d’un méli-mélo de légumes miniatures pour le visuel. »

En plat, la Saint-Jacques est mise à l’honneur. En plat, la Saint-Jacques est mise à l’honneur. | Ouest-France.

 

Pour le dessert, la poire et le pommeau de Bretagne sont déclinés. Pour le dessert, la poire et le pommeau de Bretagne sont déclinés. | Ouest-France.

 

Mad’moiselle Breizh, 5, rue Charles de Gaulle, à Plougasnou, 02 98 79 92 25, http://madmoisellebreizh.bzh/. Crêperie de Jeanne, 18, rue du centre, Plougonven.

 

Sources : http://www.ouest-france.fr - http://www.20minutes.fr - https://www.francebleu.fr

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