Crêpes S’il vous plaît

Démarrage en trombe d’un Breton à San Francisco

Thibault Le Cloirec a ouvert sa crêperie début avril 2016.

(M. Launay - French Morning)

Moins d’une semaine après son ouverture, Thibault Le Cloirec n’en revient pas du succès de son stand Crêpes S’il vous plaît, dans le quartier de Castro, à San Francisco.

L’annonce a fait le buzz sur les réseaux sociaux et internet francophones. « Le deuxième jour, j’ai dû fermer plus tôt que prévu, car j’étais dévalisé ! » dit-il, tout sourire, en nous faisant visiter.

Au rez-de-chaussée du tout nouveau food court le Myriad, sur Market Street, sa crêperie est l’un des premiers stands opérationnels. Elle côtoie un futur vendeur de cookies, un stand de jus de fruits, un café, un bar…

Dans une ambiance savamment post-industrielle, ce Breton de 27 ans prépare et sert depuis début avril des crêpes et des galettes de sarrasin « organiques et gluten-free ». Les puristes apprécieront : importée par Gourmet & More, la farine de sarrasin vient de Bretagne.

Parmi les premiers clients, des Français, des Américains, des touristes… Et si certains associent ses crêpes à Paris, le Lorientais n’en prend guère ombrage : « je m’adapte ! ». 

Au menu : crêpes complètes, jambon fumé, chèvre-miel, nutella-bananes, au caramel beurre salé… On peut aussi composer sa crêpe soi-même, ou opter pour des sandwiches à la française. Voire acheter un porte-clé qui porte le logo de la crêperie – ils ont du succès, s’amuse Thibault Le Cloirec.

Thibault Le Cloirec a ouvert Crêpes S’il vous plaît avec l’aide de sa femme.

(Mahaut Launay – French Morning)

L’aventure, raconte-t-il, commence il y a un an et demi. Dans la perspective de leur déménagement aux Etats-Unis où sa femme part rejoindre le QG de Google, Thibault Le Cloirec, alors commercial chez Ouest-France, fait une formation de 15 jours pour apprendre à gérer une crêperie.

Arrivé sur la côte Ouest, ne parlant « pas un mot d’anglais », il passe sur les bancs du City college puis se met « à taffer, parce que la vie est tellement chère ».

Il raconte avoir appris sur le tas et auprès d’amis tout ce qui lui sera utile en restauration. Le sens du contact dans la peau, il est « allé voir tout le monde ». Les rencontres ne sont pas toutes positives, mais ce commercial ne s’arrête pas aux « nons ». On se demande même ce qui l’arrête tout court.

« J’ai tout fait moi-même, de A à Z », dit-il. Le comptoir (« des palettes trouvées dans la rue »), la vitre du stand (découpée et installée par ses soins) et jusqu’à la déco : des panières, repeintes, des cadres en bois de récup, la lampe qui descend descend du plafond…

« C’était dur », mais moins cauchemardesque, à l’en croire, que de se conformer aux normes administratives et réglementaires californiennes. Eh oui, « c’est pas : tu fais tes crêpes et c’est fini ! », lâche-t-il. Pour son site internet, son logo, ses menus, il reconnaît être « bien entouré » par ses amis, et soutenu sa femme.

« Je vais essayer de faire un break une fois par semaine. Mais pas pour ne pas bosser », enchaîne-t-il. Son idée serait de faire connaître les commerces du Myriad dans le quartier en démarchant tout le monde.

Mais ça, ce sera après la dégustation qu’il a prévue avec plusieurs influenceurs d’Instagram. « Ici, ce sont de vrais bosseurs, et c’est un monde de requins. Mais je suis jeune, j’ai la niaque », affirme Thibault Le Cloirec, qui admet travailler de six heures du matin à minuit, boire trop de café. Et manger un peu trop de crêpes.

Source : http://frenchmorning.com
 

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