Trophée EDF pour la Crêpe de Brocéliande

Coup de cœur du jury des trophées EDF de Bretagne : Dans la petite commune de Boisgervilly (35), la Crêpe de Brocéliande a investi pour consommer moins d’énergie. Dans le même temps, l’entreprise poursuit sa croissance.

La Crêpe de Brocéliande, c’est d’abord une odeur qui enveloppe les manèges de cuisson, sorte d’immenses galettières. Une bonne odeur de cuisson et de produits frais. La pâte vient d’être tout juste fabriquée dans la pièce voisine, et les crêpes et les galettes prennent forme sur les manèges. Une petite torture pour les gourmands. Ici, on ne compte pas les galettes (80 % de la production) et les galettes à la douzaine, mais en milliers.

Impressionnante la production journalière qui oscille, selon les saisons, entre 300 000 et 500 000, et même plus pour la Chandeleur. Avec toujours cette bonne odeur, et un produit qui reste finalement artisanal.

Bien sûr, l’entreprise garde quelques secrets. Mais au fond, elle ne fait qu’appliquer quelque chose d’immuable. « Nous reproduisons au plus près le geste de la crêpière », résume Stéphane Heslot, le directeur du site. En se contentant des ingrédients de base et en veillant à leur qualité. Avec, par exemple, des œufs frais et du lait acheté directement aux producteurs.

Le leader français

Depuis sa reprise en 1994 par Roparz Tilly, l’entreprise a fait son chemin. À l’époque, elle ne comptait qu’une trentaine de salariés. Ils sont aujourd’hui 150, et même plus en période de pointe. Elle a aussi choisi de se consacrer surtout aux galettes et aux crêpes nature. Celles qui sont garnies ne représentent que 15 % de la production. Sans négliger le bio qui pèse désormais un quart des crêpes et des galettes de la PME. Ce qui fait d’elle le leader français sur ce marché avec la moitié du chiffre d’affaires réalisé sous sa propre marque, et l’autre pour la grande distribution.

Forcément, dans un tel contexte, on cherche à s’agrandir. C’est ce que vient de faire la Crêpe de Brocéliande qui commençait à se sentir un peu à l’étroit dans le bourg de Boisgervilly. Elle vient de boucler une extension de 1 500 m2. Une occasion saisie pour entamer une réflexion sur la maîtrise de ses consommations d’électricité, en particulier celle nécessaire pour la production de froid, un poste majeur dans l’agroalimentaire.

Mais au-delà des économies, l’entreprise veut aussi s’inscrire dans une démarche plus large de développement durable. L’éclairage de l’usine a ainsi été revu, avec un passage aux LED. L’ambition est affichée : réduire de 10 % la consommation d’électricité. « Nous sommes allés chercher ce qui se fait de mieux. Nous avons la volonté d’être pragmatique », explique encore Stéphane Heslot. Un seul exemple : si la production de froid génère de la chaleur, celle-ci est désormais utilisée pour préchauffer l’eau de nettoyage du site.

Source : http://www.entreprises.ouest-france.fr

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