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il y a 1 an 10 mois #74 par Vexarmor
Vexarmor a créé le sujet : La Bretagne peine à trouver des crêpiers
La Bretagne peine à trouver des crêpiers

Source : Ouest France (Publié le lundi 30 novembre 2015)

La Bretagne, avec ses milliers de crêperies, cherche en permanence des personnes qualifiées, sachant tourner les galettes… et bien les garnir. Une nouvelle formation vient d’être créée à Bruz (Ille-et-Vilaine).

« On a 1800 crêperies en Bretagne, 5000 en France, et tous les jours, on a du mal à trouver des crêpiers ! »

François de Péna, vice-président en Ille-et-Vilaine de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie ), sait de quoi il parle. Patron de la crêperie La Violette à Bain-de-Bretagne, il est aussi responsable de la branche crêperies au sein du syndicat.

« Cette pénurie de gens formés est endémique en Bretagne. Alors, on les forme sur le tas, comme on peut. »

Même son de cloche du côté du groupe Le Duff. Le groupe industriel breton (enseigne Brioche dorée, 1,5 milliard de chiffre d’affaires, 1300 restaurant dans le monde) a créé, il y a cinq ans, une enseigne de crêperies bio, Ker Soizic, à Rennes et Levallois-Perret. « Nous rencontrons des difficultés de recrutement car le métier de crêpier est peu connu et peu valorisé chez les jeunes », affirme Valérie Fouillé, chargée Ressources humaines.

La solution paraissait évidente. Encore fallait-il la mettre en œuvre : créer, dans le bassin rennais, une formation qualifiante (c’est-à-dire attestant que l’on a acquis une compétence professionnelle) « qui réponde aux besoins des professionnels », décrit François de Péna. « On n’en avait pas à Rennes, incroyable, non ? »

Une formation en alternance

L’Umih et la faculté des Métiers de Ker Lann, à Bruz (Ille-et-Vilaine) ont pris le taureau par les cornes. Elles lancent, dans deux mois, un Certificat de qualification professionnelle (CQP) de cuisinier-crêpier.

Les stagiaires retenus signeront un CDD de dix mois (un contrat de professionnalisation). La formation prévoit, sur un total de 1 400 heures, 210 heures de cours à l’école (pas de matières générales, mais de technique, connaissance des produits, hygiène, etc.).

Le reste du temps, les élèves le passeront en entreprise. Une dizaine de sociétés, de la crêperie de quartier au grand groupe, accueilleront ces futurs as de la galette qui seront payés 55% à 85% du Smic, selon leur âge.

Des « passionnés de cuisine »

Quinze stagiaires seront recrutés. Réunion collective le 14 décembre, à la faculté des Métiers, à Bruz. La formation commencera le 1er février. « Nous cherchons des personnes passionnées par la cuisine », explique François de Péna.

Pas de critères d’âge ou de diplôme. « Les stagiaires vont acquérir les bases de la cuisine, car la crêpier est un métier d’assemblage, tout est fait minute, dans un temps très court. »

Quels débouchés ?

A la fin de la formation, les élèves sont « opérationnels », promet la Faculté des métiers. Ils peuvent rester dans une des entreprises qui les a formés ou trouver un emploi salarié ailleurs, en tant que commis crêpier pour débuter (1155 à 1500 € net par mois).

Les emplois saisonniers pullulent, en Bretagne comme dans toutes les zones touristiques. Les emplois plus pérennes sont à chercher davantage en Bretagne et à Paris. Des ouvertures à l’international, notamment en Amérique du Nord où la crêpe bretonne reprend du poil de la bête.

Évolution possible: devenir chef crêpier ou bien ouvrir sa propre affaire.

Didier - Dans les Yvelines - Parc Régional du Vexin - Origine Bretagne (22 Trégor) sans y avoir vécu - Simple amateur de crêpes & galettes depuis. Une billig électrique de 40cm Krampouz

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il y a 1 an 8 mois #92 par Walderut
Walderut a répondu au sujet : La Bretagne peine à trouver des crêpiers
Les patrons connaissent en effet de gros problèmes de personnel et ce, pas seulement en Bretagne.
Alors les gérants forment de crêpiers sur le tas, mais il n'est pas dit que ces derniers soient aussi efficaces qu'un crêpier formé en école ou chez un patron sur la durée.

Je connais beaucoup de patrons qui sont fatigués de gérer ces problèmes. Il y a aussi un turnover important, du coup il faut retrouver du nouveau personnel, le reformer... Dur !

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