Basé dans le Perche, il vend ses galettes dans la France entière

Jérôme Cousin, crêpier-traiteur, se déplace à domicile pour régaler lors d'événements privés. L'idée plaît et le Percheron est demandé aux quatre coins de l'Hexagone.

Jérôme Cousin, crêpier-traiteur

Jérôme Cousin, basé à La Chapelle-Montligeon, a lancé « Chaud comme la Breizh » en 2014. (©Le Perche)

« Des gens habitués aux plus belles tables de Paris ont adoré mes galettes. Devant une crêpière, on est tous comme des gosses », constate Jérôme Cousin.

Installé à La Chapelle-Montligeon (Orne), le crêpier-traiteur régale la France entière avec un concept original : l’Ornais se déplace chez les clients et cuisine sous les yeux des convives lors d’anniversaires, brunchs, mariages, séminaires, repas d’entreprises, etc.

Bordeaux, Lyon, Paris…

Créée en 2014 grâce à un financement participatif (Jérôme Cousin avait récolté 10 000 € en six semaines), « Chaud comme la Breizh » a rapidement conquis les papilles hors les frontières du Perche.

Le bouche-à-oreille a bien fonctionné. Il y a eu un véritable engouement, se réjouit le traiteur.

Aujourd’hui, le crêpier enregistre « entre cinq et huit demandes » par jour et se déplace régulièrement à Lyon, Bordeaux, Nantes, Paris, Le Mans Caen ou Chartres.

Au menu ? Des galettes salées et crêpes sucrées, avec formules variées.

Je viens avec un nombre de crêpières adapté, afin qu’il n’y ait pas d’attente. Je propose aussi des cocktails dînatoires, avec petits fours et un apéritif breton – la Godinette, décrit le quadragénaire.

Le crêpier-traiteur apporte la carte à domicile. (©Le Perche)

« La crêpe, c’est la France »

Des recettes identiques, pour un public hétérogène.

Le concept plaît lors des soirées de mariages à petit budget, mais aussi lors de cérémonies fastueuses, pendant lesquelles j’assure le retour de noces, le lendemain midi.

À Lyon, Jérôme Cousin a cuisiné lors d’un séminaire d’une entreprise du CAC 40, auquel 70 collaborateurs du monde entier assistaient.

On m’a dit que c’était mieux que chez Bocuse, ou que dans les Bouchons lyonnais !

Sur les péniches luxueuses parisiennes ou sur la base aérienne d’Évreux (où 1 000 militaires étaient attablés), les galettes du Perche séduisent, à coup sûr.

La recette du succès ?

Le symbole : la crêpe représente la France. La simplicité, aussi. Devant une crêpe, on est tous égaux.

Dans les grands palaces ou petits jardins, le mets breton se mange avec les doigts, et est souvent au cœur d’anecdotes familiales. « C’est franchement convivial », confirme Jérôme Cousin.

Surprendre ses invités

Faire venir « Chaud comme la Breizh » chez soi, c’est aussi un moyen de surprendre les invités. « Souvent, ils n’ont pas vu ça ailleurs ».

Le Percheron a trouvé le bon filon. Avec plus de 60 000 visites sur son site internet en quatre ans, la petite entreprise ambassadrice des produits bretons et normands (cidre, andouille, lait entier et crème, notamment) a connu une ascension fulgurante.

A table ! (©Le Perche)

Depuis le premier jour, le téléphone n’a jamais cessé de sonner, résume celui qui embauche régulièrement des extras.

La suite ? « Pourquoi pas franchiser le concept, et devenir formateur crêpier », confie le Montligeonnais.

Du bâtiment aux fourneaux
Jérôme Cousin est l’illustration d’une reconversion réussie. Le natif du Perche a travaillé dans le bâtiment pendant des années, avant d’opter pour un changement radical, à l’aube de ses 40 ans. « J’avais suivi un CAP pâtisserie, quand j’étais ado. J’ai eu envie de revenir aux métiers de bouche », explique-t-il. L’Ornais part alors se former à Vannes. Via le Greta, il intègre une école de crêpiers. Mais pas dans l’idée d’ouvrir une énième crêperie. « Je voulais quelque chose qui change, proposer des vraies recettes bretonnes ailleurs qu’en Bretagne ». Il semble qu’il ait eu LA bonne idée…

Source : https://actu.fr/normandie

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