Le sarrasin, du champ à la galette

Les acteurs de ce partenariat comptent sur cette nouvelle filière pour développer la culture du sarrasin localement.

 

 

La filière sarrasin 100 % normande a été dévoilée, elle met en lumière des producteurs, transformateurs et fabricants locaux intéressés par ce nouveau débouché.

 

Les acteurs de ce partenariat comptent sur cette nouvelle filière pour développer la culture du sarrasin localement. (©L’Orne Hebdo)

 

À la faveur d’un programme conduit par la Chambre régionale d’agriculture pour diversifier les cultures, six agriculteurs, un meunier et un fabricant-crêpier ont associé leurs savoir-faire en faveur d’une nouvelle filière 100 % normande dédiée au sarrasin.

 

Du côté des producteurs

Nicolas Duboust explique l'intérêt de varier les cultures mais aussi l'importance de créer une filière structurée.

Nicolas Duboust explique l’intérêt de varier les cultures mais aussi l’importance de créer une filière structurée. (©L’Orne Hebdo)

Nicolas Duboust est agriculteur à Lonrai. Il a fait de la diversité son créneau et prône les cultures associées. Voilà déjà six ans qu’il cultive du sarrasin :

« c’est ajouter de la diversité. C’est une solution naturelle pour lutter contre les maladies, les mauvaises herbes… Aujourd’hui, nous avons trouvé une solution pour assurer un débouché à cette production et c’est tant mieux ».

Il évoque les autres agriculteurs installés dans l’Eure ainsi que le Moulin d’Alençon et l’entreprise La Galette à Alençon. « Le local, les circuits-courts, c’est du bon sens ». Ajoutant :

« C’est toujours un pari quand on se lance dans une nouvelle culture et il faut franchement être motivé quand on va chercher la nouveauté ».

Le Moulin d’Alençon

Au Moulin d'Alençon, le sarrasin sera broyé sur une meule de pierre. Au Moulin d’Alençon, le sarrasin sera broyé sur une meule de pierre. (©L’Orne Hebdo)

Une fois récolté (dix tonnes cette année), le sarrasin sera transporté vers le Moulin d’Alençon afin d’y être broyé sur la meule à pierre. Guillaume Guénégo (dirigeant) et Bruno Letourneur (responsable du site) dévoilent avec fierté leur métier. Dans la famille Guénégo, on est meunier de père en fils. Avec Guillaume, c’est la 5e génération à transmettre ce savoir-faire. Installé au Moulin d’Alençon depuis 2010, il a accepté sans hésiter de participer à l’aventure du sarrasin 100 % normand… « On contribue ainsi au développement d’une production locale et maîtrisée ».

Il a choisi de moudre le sarrasin sur meule de pierre.

C’est un petit moulin à elle seule ! Elle est parfaite pour démarrer une telle production. De plus, la meule va davantage broyer les cosses.

Son débit est de 100 kg à l’heure.

Le moulin livre les départements bas-normands et ceux limitrophes. Un autre site est présent à Saint-Cosme-en-Varais. Outre le sarrasin, il traite 4 000 tonnes de blé par an dont 50 % en bio.

« Nous avons besoin de toutes ces filières pour nous diversifier ».

La Galette

Dernière étape : la valorisation du produit sous forme de galette. Dernière étape : la valorisation du produit sous forme de galette. (©L’Orne Hebdo)

Une fois transformé en farine, direction La Galette (rue de Verdun) dont les dirigeants sont Jean-Yves Pierre, Pascal Enault et Jean-Marc Larhant. « On souhaitait travailler sur une telle filière », explique Jean-Yves Pierre.

« On a fait des essais, on a beaucoup appris et aujourd’hui nous sommes prêts pour cette première saison. Notre souhait est de mettre en place une filière équitable et équilibrée ».

Les premières galettes sortent tout juste de la chaîne de production. « Une galette plus typée et plus fumée » assure le crêpier.

Source : https://actu.fr

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